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Ma vie, son blog

Ma vie, son blog

Bonjour, Je m'appelle Victor LADOU. J'ai 33 ans et je mesure 1m88 pour 77 kilos. Et aujourd'hui, vous découvrez mon blog...


Tu es partie

Publié par Victor Ladou sur 11 Mars 2016, 18:45pm

Catégories : #Ma vie son oeuvre

Tu es partie
La sagesse populaire nous apprends qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné. C’est du moins ce que tu m’expliquais dans ton dernier courriel et comment tu as su faire un peu trop bon usage de ce vieil adage.
 
Bonjour, je m’appelle Victor LADOU, j’ai 33 ans. Je mesure 1m88 pour 77 kilos. Et un malheur n’arrivant jamais seul, aujourd’hui tu es partie…
 
Et mon internet aussi.
 
Cédant aux vagues de mélancolie qui assaillent mon cœur meurtri, j’ai voulu plonger encore plus dans cette abysse insondable en contemplant toutes les photos de nous, de toi, de ce nous qui n’existe plus et de ce toi qui n’est plus là, le tout en poussant de profonds soupirs de lassitude…
 
Mais elles sont toutes stockées dans le Cloud.
 
Mon cœur s’emplit d’une langueur monotone. Et quoi de mieux pour combler les désirs d’un cœur brisé que d’écouter de belles chansons d’amour, de jolies mélodies et des paroles magnifiques sur des couples vivant heureux et ayant eu beaucoup d’enfants. Je me cale donc profondément et confortablement dans mon fauteuil, enroulé dans une couverture douillette, mon casque vissé sur ma tête…
 
Mais je ne puis me connecter à mon compte musical en ligne.
 
O désespoir, ô nostalgie, ô tristesse, mon esprit esseulé et bouillonnant était prêt à déclamer des proses laconiques sur la déchirure de mon âme et la plaie béante de mon cœur qui autrefois battait d’amour pour un être chéri aujourd’hui parti sans aucun scrupules. Des phrases se pressaient en logorrhées, les rimes étaient presque déjà toutes composées, quand je bloquai sur la meilleure façon de faire rimer amour avec autre chose que toujours ou boulgour…
 
Mais comment faire sans la richesse syntaxique des internautes.
 
N’y tenant plus, j’ai voulu partager ma peine et ma détresse avec le monde entier, ou à moindre échelle, à mes proches et à mes amis virtuels, et sortir ainsi de mon état apathique, en les conviant à un immense apéro géant, une beuverie sans nom, digne de la meilleure orgie romaine. Je me préparais déjà à célébrer cet événement sans précédent…
 
Mais qui dit pas d’internet, dit aussi pas de réseaux sociaux.
 
Il ne me restait donc plus qu’une seule solution afin de réparer les lambeaux de mon cœur déchiré et continuer ainsi les différentes étapes de mon deuil amoureux. Oui mes amis, vous aurez très facilement compris de quoi je parle. Inutile de vous dire que c’est d’une main fébrile et quelque peu maladroite que j’allumais mon pc afin de profiter d’une banque mondiale de vidéo alimentée par l’industrie pornographique…
 
Et merde…

 

 

 

 

 

 

 

Je vous mets ici la version de Caro sur ce qu'est ce drame que de vivre sans internet.

Enjoy et soyez maudits...

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