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Ma vie, son blog

Ma vie, son blog

Bonjour, Je m'appelle Victor LADOU. J'ai 33 ans et je mesure 1m88 pour 77 kilos. Et aujourd'hui, vous découvrez mon blog...


NaNoWriMo 2016 : Day#6

Publié par Victor Ladou sur 6 Novembre 2016, 11:43am

Catégories : #NaNoWriMo

NaNoWriMo 2016 : Day#6
Jour 6 : L’appel de K’toulou que si tu arrives à le caser au scrabble sur un mot compte triple tu remportes la partie
 
Ce matin, comme tous les matins depuis plusieurs années, Victor LADOU s’est levé d’humeur mouffut et est allé acheter une baguette de pain pas trop cuite.
Sauf que ce matin, n’est pas un matin comme les autres, car aujourd’hui, la vie de Victor LADOU va changer.
 
Victor LADOU arrive dans sa boulangerie favorite et, pris d’une soudaine envie irrésistible, il décide de modifier ses habitudes et d’acheter des viennoiseries pour son petit-déjeuner. Il ignore encore à quel point ce simple geste anodin va bouleverser son existence.
 
Il s’approche du comptoir et sa boulangère lui tend une baguette de pain pas trop cuite qu’il refuse d’un geste de la main.
« - Je vais plutôt prendre des viennoiseries. Donnez-moi un croissant, un pain aux raisins et… une chocolatine aussi. J’ai très faim ce matin. »
 
En entendant ces mots, la boulangère suspend son geste, la pince tenant le croissant à demi rentré dans le sac en papier recyclé qu’elle tient à la main. Elle regarde alors Victor LADOU et finit de mettre les viennoiseries dans le sac en papier recyclé.
 
« - Vous avez surtout l’air fatigué, lui dit-elle. Vous dormez assez ?
- Je viens de finir le challenge du NaNoWriMo et, il est vrai que cela m’a particulièrement éreinté. Je pense que j’aurais besoin de vacances.
- N’en dites pas plus. Je connais un endroit parfait pour cela. Vous pourrez vous reposer tranquillement et reprendre des forces tout doucement.
- C’est bien gentil de votre part. »
 
Il attrape alors le sac en papier recyclé contenant les viennoiseries et lui tend un billet pour payer ses achats. Il récupère sa monnaie et le prospectus du chalet dont lui a parlé la boulangère.
 
      Une fois dehors, il rentre dans son Impala noire de 69 et compose le numéro inscrit sur le prospectus. Coup de chance pour lui, le chalet est libre à partir du soir même et ce, pour tout le mois. Une semaine suffira assure Victor LADOU à la voix à l’autre bout du téléphone.
 
      Il rentre chez lui, déjeune tranquillement tout en lisant des articles mystérieux sur la région où il décidé de se rendre. Puis, il commence à préparer ses affaires avant de partir vers sa destination finale.
 
En chemin, il s’arrête pour faire le plein de sa voiture. Il entend d’étranges sons, notamment ce qui ressemble à un homme ordonnant de faire le cochon suivi par des cris ressemblant à ceux de l’animal.
 
      Le chalet se trouve un peu à l’écart de la ville aveyronnaise de Bararkhaamville. Un vieil hôtel se trouve pas loin mais il est fermé pendant l’hiver et un ancien enseignant alcoolique avec sa famille en sont les gardiens.
 
      Il s’arrête dans le bar-restaurant du village afin de récupérer la clef de la cabane ainsi que quelques provisions pour la semaine. La propriétaire possède des traits cadavériques et une teinte livide.
 
      Les personnes présentes et composant l’essentiel de la clientèle ressemble à… des doryphores. Oui, c’est ça se dit Victor LADOU, des doryphores. Cela met très mal à l’aise Victor LADOU qui s’empresse de prendre son dû et de repartir.
 
      Le chalet est perdu au milieu des bois. Un tas de bûches se trouvent sur le côté de la maison, et des brindilles ont été déposées dans la cheminée afin de faciliter l’allumage du feu.
 
      Le chalet se compose d’une terrasse couverte, d’un salon donnant sur une cuisine ouverte, de toilettes séparées de la salle de bain, d’un bureau avec quelques bibliothèques aux étagères remplies de livre et d’une chambre.
 
      Victor LADOU commence par poser son sac de voyage sur le lit avant de sortir sur la terrasse fumer une cigarette. Puis, il range les courses dans la cuisine, ses vêtements dans les placards et entreprends d’allumer le feu dans la cheminée.
 
      Le soir commence à tomber, et avec lui un froid glacial et sinistre s’installe. Victor LADOU tire les rideaux aux fenêtres et s’installe sur le fauteuil de cuir rouge en face de l’âtre afin de profiter un maximum de la chaleur du feu.
 
      Puis, il dine frugalement, prends une douche rapide, remets une bûche au feu et s’assoit avec un livre qu’il a récupéré dans la bibliothèque à l’étage, une tasse de thé fumante posée sur l’accoudoir et une cigarette au bout des doigts.
 
      Le livre se nomme le Nécromacron. Il raconte qu’une nonne satanique se livrait au culte d’un ancien dieu endormi, une abomination tombée des étoiles. Tout être vivant ayant posé les yeux sur la créature malfaisante serait devenu fou.
 
      Dehors, une brume étrange et surnaturelle s’est levée et semble entourée la maison dans une main fantomatique. Mais, concentré sur sa lecture, Victor LADOU ne se rends compte de rien. Surtout que les rideaux fermés, il est plus compliqué de voir ce qu’il se passe dehors.
 
      Sans qu’il ne s’en rende compte, épuisé par la route et le challenge du NaNoWriMo, il commence à s’assoupir, bercé par la douce chaleur du feu et les élucubrations du pauvre fou qui a écrit le livre.
 
      Il se réveille en sursaut, persuadé de ne pas être seul dans la maison. Il a entendu chuchoter, il en est sûr. Il se lève d’un bond, et vérifie que les pièces soient bien vides et les verrous tirés.
 
      Il jette un rapide coup d’œil par la fenêtre, mais n’aperçoit qu’une brume étrange et surnaturelle qui semble entourée la maison d’une main fantomatique. Il éteint alors les lumières, remets un morceau de bois dans le foyer et monte se coucher.
 
      Etendu sur son lit, la chambre éclairée uniquement par la lumière de lune sans nul doute amplifiée par la blancheur de la brume, il se rend alors compte qu’un des coins de sa chambre forme un angle étrange.
 
      Il commence à le contempler, et tout en sombrant dans le sommeil, il a l’impression que des silhouettes difformes et troubles se tiennent dans ce coin et l’observent. Il se sent tomber dans un abysse sans fin au fond de laquelle se trouve une ancienne créature malsaine.
 
      Il n’ose la contempler de peur de devenir définitivement fou. Il commence à errer à la recherche d’une baguette de pain pas trop cuite et partout, tout n’est que formes, couleurs, dont la simple compréhension suffirait à le faire sombrer dans la folie.
 
      Il se réveille en sueur. L’aube est là. Il se sent un peu nerveux et irrité. Il ne se souvient pas de ses rêves, mais sa raison tout en entière le pousse à croire qu’il en est mieux ainsi.
 
      Il passe le reste de la journée à se promener dans les environs, à profiter du grand air et du silence quasi oppressant qui l’entoure. Il se rend compte alors que le silence est total.
 
      Pas un seul chant d’oiseau ne se fait entendre. Pas un seul cri d’animal pour déchirer le voile de non-bruit. Il éprouve alors cette sensation bizarre d’être seul. Complètement isolé et coupé de toute forme de vie.
 
      Le soir venu, il se sustente rapidement puis se douche, avant de reprendre sa place dans le fauteuil, devant la cheminée et de se replonger dans le Nécromacron. La brume est revenue, mais se teinte une étrange couleur vert pâle malsaine.
 
      Cette fois-ci, il monte se coucher sans s’être assoupi avant et s’endort en contemplant l’étrange angle formé dans l’un des coins de sa chambre. AU moment de sombrer définitivement dans le sommeil, il aperçoit les silhouettes de la veille de façon un peu plus distinctes.
 
      Il est persuadé qu’elles lui parlent et entends un faible murmure composé de mots issus d’une langue inconnue sur Terre, il en est sûr. « PinochocIä, pinochocoIä, Cthulhu fhtagn »
 
      Le lendemain, il se réveille avec l’étrange impression de ne pas avoir dormi. Pourtant, il sait qu’il a fait une nuit complète. Il se sent fatigué nerveusement, épuisé mentalement. Comme s’il avait passé la nuit à lutter contre quelque chose.
 
      Il décide de rentrer un peu de bois de chauffage pour la soirée. Puis, il prend son repas de midi et part se promener dans la forêt. Il ressent la même impression d’isolement que la veille.
 
      Le soir, il mange à peine ce qu’il s’est préparé et se rend compte qu’il n’a qu’une envie, celle de continuer la lecture du Nécromacron, assit sur le fauteuil, devant un bon feu de cheminée.
 
      Aux alentours de minuit, il se rend compte qu’il a complètement oublié d’allumer le feu. La maison est glaciale. Il se dépêche de faire prendre le bois et reste à contempler les flammes, lui faisant entrapercevoir d’étranges visions cauchemardesques.
 
      Des voix prononçant des phrases dans une langue qu’il ne devrait pas comprendre se font doucement entendre à ses oreilles. « PinochocIä, pinochocoIä, Cthulhu fhtagn ». « PinochocIä, pinochocoIä, Cthulhu fhtagn »
 
      Il se retrouve devant les adorateurs d’un ancien dieu aujourd’hui endormi, une abomination tombée des étoiles dont le nom est imprononçable pour le commun des mortels.
 
      « Pain au chocolat, chocolatine nan. » répètent les voix en boucle. « Pain au chocolat, chocolatine nan. » Leur litanie horrible et lancinant semble être prononcée pour une créature malfaisante dont la forme se précise aux yeux de Victor LADOU.
 
      Il essaye de détourner le regard, car il sait que cette vision d’horreur le rendrait irrémédiablement fou. Il sent les parois fragiles de sa raison se fissurer au fur et à mesure que les contours se font plus nets.
 
      Et juste au moment où il se prépare à contempler l’être malveillant dans toute sa splendeur malfaisante, à l’instant précis où il se prépare à plonger dans l’abime de la folie, Victor LADOU se rappelle qu’il est schizophrène et qu’il a juste oublier de prendre ses cachets.
 
      Il se lève alors, titube jusqu’à la cuisine et avale son traitement avec un sandwich. Il s’appuie sur l’évier, ouvre la fenêtre et aspire une grande bouffée d’air frais, avant de s’asseoir devant sur ordinateur portable et de se mettre à l’écriture du nouveau roman vint il vient d’avoir l’idée.
 
      A la fin de sa semaine, il retourne rendre les clefs et payer sa note. La serveuse le regarde d’un air étrange. Tous les clients se sont tus quand il est rentré dans le café-restaurant et un silence identique à celui des premiers jours dans le chalet s’est installé.
 
Il monte dans son Impala noire, avale ses cachets et rentre chez lui, frais et totalement reposé. Il s’arrête dans sa boulangerie favorite pour y acheter une baguette de pain pas trop cuite.
 
Lorsque la boulangère lui tend sa baguette de pain pas trop cuite, Victor LADOU se rendit compte alors que la boulangère ressemble étrangement au portrait de la nonne satanique qu’il a trouvé dans le Nécromacron.
 
Il attrape alors le sac en papier recyclé contenant la baguette de pain pas trop cuite et lui tend un billet pour payer ses achats. Il récupère sa monnaie et sort de la boutique en se demandant s’il s’agit là d’un simple hasard.
 
Puis, il monte dans son Impala et prends le chemin le conduisant chez lui où il va pouvoir prendre son petit-déjeuner avant d’appeler son éditeur. Dans sa besace, se trouve son nouveau roman : « L’appel de Gator ».

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