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Ma vie, son blog

Ma vie, son blog

Bonjour, Je m'appelle Victor LADOU. J'ai 33 ans et je mesure 1m88 pour 77 kilos. Et aujourd'hui, vous découvrez mon blog...


NaNoWrimo 2016 : Day#15

Publié par Victor Ladou sur 15 Novembre 2016, 17:45pm

Catégories : #NaNoWriMo

NaNoWrimo 2016 : Day#15
Jour 15 : Le seigneur des chocolatines
 
Ce matin, comme tous les matins depuis plusieurs années, Victor LADOU s’est levé d’humeur mouffut et est allé acheter une baguette de pain pas trop cuite.
Sauf que ce matin, n’est pas un matin comme les autres, car aujourd’hui, la vie de Victor LADOU va changer.
 
Victor LADOU arrive dans sa boulangerie favorite et, pris d’une soudaine envie irrésistible, il décide de modifier ses habitudes et d’acheter des viennoiseries pour son petit-déjeuner. Il ignore encore à quel point ce simple geste anodin va bouleverser son existence.
 
Il s’approche du comptoir et sa boulangère lui tend une baguette de pain pas trop cuite qu’il refuse d’un geste de la main.
« - Je vais plutôt prendre des viennoiseries. Donnez-moi un croissant, un pain aux raisins et… une chocolatine aussi. J’ai très faim ce matin. »
 
            Il récupère le sac en papier recyclé que lui tend la boulangère et ressort de la boutique après avoir payé son dû. Il croise un étrange vieillard en train de faire l’aumône. Il lui donne les deux pièces de cuivre correspondant à la monnaie rendue pour son achat.
 
            Le vieil homme le remercie et continue son chemin. Soudain, Victor LADOU entend des bruits et des éclats de voix. Il se précipite là d’où vient le vacarme et tombe sur quatre hommes en train de molester le vieux mendiant.
 
            Il lance les dés et obtient un double bonus de coup critique et d’attaque surprise, lui permettant de tuer deux agresseurs. Les deux autres se retournant pour se battre mais leur attaque est inférieure à la défense de Victor LADOU et ils décèdent rapidement sous ses coups d’estoc et de taille digne d’un roman de cape et d’épée.
 
            Malheureusement, il rate son jet de dés et ne parvient pas à lancer un sort de guérison suffisant pour soigner le vieillard qui meurt dans ses bras en lui murmurant à l’oreille une énigme permettant de trouver la relique sacrée de la baguette de pain pas trop cuite et il expire dans un dernier « Argh » d’agonie.
 
            Victor LADOU gagne quatre points d’XP. Il fouille le cadavre du vieux et trouve une vieille carte et récupère ses deux pièces de cuivre. Il fouille les corps des hommes qu’il a tués et trouve deux dagues, une épée à deux mains, quatre pièces d’or et huit d’argent, ainsi qu’un portrait du vieil homme.
 
            Il revend son butin à un gobelin des rues, mais rate son jet de négociation et se fait avoir de deux pièces d’or sur le marchandage. Il râle et jure, puis rentre chez lui afin de prendre son petit-déjeuner car il a faim et c’est le repas le plus important de la journée.
 
            Puis, il se dirige vers la forteresse des paladins de l’ordre de la chocolatine dont il fait partie. Il commence à faire des recherches afin de prouver l’authenticité de la carte et de trouver une réponse à l’énigme du vieillard.
 
Tout excité par la réponse qu’il vient de trouver, il court vers la taverne où il est sûr de trouver son fidèle compagnon, le barde et ménestrel Putaincong. Ce dernier l’accueille à bras ouverts et ils s’asseyent à une table dans le fond afin de converser secrètement sur les récents évènements vécus par Victor LADOU.
 
« - Attends, lui dit Putaincong, tu es en train de me dire qu’un vieux fou dans la rue t’a donné de quoi trouver l’artefact le plus puissant du monde Occitan, ce vestige des anciens dieux et source d’un pouvoir suprême qu’est la baguette de pain pas trop cuite avant d’être occis par quatre hommes armés que tu as ensuite mis à mort ? Excuse-moi si je trouve cela quelque peu louche mon ami.
  • Je sais à quel point cela peut paraître mystérieux et surnaturel. Mais je te promets que les évènements dont je te parle ce sont bien déroulés ainsi. Et j’ai passé plusieurs jours à faire des recherches et j’ai trouvé le lieu indiqué par la première énigme. Le problème est qu’il va falloir se rendre dans les hautes terres tarnaises et que j’ai besoin de ton aide pour cela.
  • Et bien mon ami, ton jet de dé a réussi à me convaincre de la véracité de ton histoire. Mais ne devrions-nous pas prendre d’autres compagnons avec nous, juste au cas où ?
  • Hélas, je reste persuadé que les hommes que j’ai passé par le fer de mon épée appartenaient à la légion du pain au chocolat. Durant notre dangereux périple, nous ne pourrons faire confiance à personne. Et puis, j’ai un grand sac rempli d’armes blanches, d’armes de jet, et autres trucs dont on ne recommande pas aux enfants de courir avec. »
 
Rassuré sur l’équipement qu’ils emportent avec eux, Putaincong accepte d’accompagner son ami dans les hautes terres tarnaises. Ils sellent leurs chevaux et partent en direction de la première étape de leur voyage : le temple sylvestre de la forêt de Sérenac.
 
Ils arrivent de nuit et décident de monter un campement dans une petite clairière. Ils allument un feu et Putaincong cuisine les lapins qu’il a attrapés plus tôt dans la journée lors de leur chevauchée.
 
Ils dégustent tranquillement en se demandant ce qu’ils vont bien pouvoir trouver dans le temple sylvestre et quels dangers ils vont rencontrer. Mais le simple fait de vivre cette aventure ensemble, même si c’est la dernière, leur suffit pour être affronter pleinement la mort et les dangers.
 
Ils montent la garde à tour de rôle et le résultat des dés leur permet de passer une nuit tranquille. Le lendemain matin, ils se préparent à pénétrer dans le temple sylvestre de la forêt de Sérénac.
 
Ils prennent leur matériel, leurs armes et font un dernier jet de dés pour éviter toute rencontre fortuite. Putaincong utilise sa compétence détection de pièges avant de rentrer dans le donjon.
 
Ils parcourent des couloirs, traverses des salles, font des rencontres avec des créatures de la table des monstres leur permettant d’augmenter leur XP ainsi que de récolter quelques pièces.
 
Ils se retrouvent devant une immense porte close scellée magiquement par une énigme dont la réponse, trouvée par Putaincong, est chaussette. Putaincong gagne un niveau grâce à la résolution de ce logogriphe.
 
Ils pénètrent dans la salle du boss et après un combat ardu à cause d’une série de mauvais jet, ils le terrassent et trouvent de meilleures pièces d’équipement ainsi qu’un petit butin en or et leur prochaine destination. Victor LADOU gagne un niveau.
 
La deuxième étape de leur périple les mène dans les contrées sauvages aveyronnaises. En chemin, ils placent leur or dans une banque tenue par des nains, et vendent une partie de l’équipement dont ils n’ont pas besoin.
 
Ils s’arrêtent dans une taverne située à la frontière des hautes terres tarnaises et des contrées sauvages aveyronnaises. Ils en profitent pour se reposer, aiguiser leurs armes et se familiariser avec leurs nouvelles compétences.
 
Au petit matin, ils reprennent leur route en direction de la tanière du vieil ermite isolé du plateau du Larzac. Ils chevauchent dans un paysage désert et désolé quand, soudain, ils sont attaqués par des soldats de la légion du pain au chocolat.
 
Les soldats ont l’avantage du nombre mais perdent celui de la surprise. Victor LADOU et Putaincong ont un bonus de terrain car ils sont montés sur, et comme, des chevaux. Ils mènent une charge leur permettant de faire une percée dans les rangs ennemis.
 
Le vent fort qui souffle donne un malus d’attaque et de précision aux archers dont les flèches abattent un quart de leur troupe. Victor LADOU utilise sa compétence berserk et Putaincong le ménestrel sa compétence death métal pour semer la panique dans les rangs de l’armée ennemie.
 
A la fin du combat, ils se retrouvent encerclés par l’un des généraux de la légion du pain au chocolat. Ce dernier fait un coup critique qui fait perdre une très grosse partie des points de vie à Putaincong.
 
Victor LADOU rentre en mode pas content que tu aies fait du bobo à son ami et gagne un bonus d’attaque folie sanguinaire qui lui permet de réduire en pièces le général et ses deux gardes d’élites.
 
Puis, il lance un sort de guérison sur Putaincong qui ne lui rend qu’un quart de ses PV. Cela lui suffit pour atteindre la maison en pain d’épice d’une sorcière qui va soigner Putaincong en échange de la fermeture des yeux de Victor LADOU sur deux jeunes orphelins hébergés et nourris gratuitement dans la maison.
 
Une fois Putaincong rétablit, ils reprennent leur chemin vers la tanière du vieil ermite isolé du plateau du Larzac qu’ils atteignent un peu avant la nuit. Le vieil ermite isolé du plateau du Larzac est assis en tailleur devant l’entrée de sa tanière.
 
Il leur dit qu’ils les attendaient et les nomme explicitement. Il leur explique qu’il va leur poser trois questions et que s’ils répondent juste, il leur marquera l’emplacement de leur destination finale sur la carte récupérée par Victor LADOU.
 
Les deux aventuriers acquiescent d’un mouvement de la tête et le vieil ouvre la bouche mais avant qu’il n’ait pu poser ses questions Victor LADOU lui dit : « Roquefort, Alligot et Doryphores. »
 
Le vieil homme surprit lui demande de répéter et Victor LADOU s’exécute. Il lui demande comment il a fait pour trouver les réponses aux questions avant qu’il ne les pose et Victor LADOU lui répond que ce sont là les trois ressources essentielles dans les contrées sauvages aveyronnaises. Victor LADOU gagne un niveau.
 
Le vieil ermite isolé du plateau du Larzac n’acceptant pas sa défaite, commence à se transformer en super ermite isolé démoniaque, mais Putaincong arrive par derrière et lui file un grand coup sur la tête. Putaincong gagne un niveau.
 
Définitivement vaincu, il leur livre alors l’emplacement de la baguette de pain pas trop cuite. Nos deux aventuriers le laissent attachés et en profite pour faire une razzia dans la tanière du vieil ermite isolé du plateau du Larzac.
 
Puis, ils se mettent en route pour leur dernière destination, le temple des anciens dieux qui est la demeure où se trouve la relique sacrée de la baguette de pain pas trop cuite situé dans la ville perdue du département qui n’existe pas.
 
Ils revendent leur butin et déposent leur argent dans une banque naine. Ils conversent tranquillement sur le chemin de la baguette de pain pas trop cuite. Ils utilisent la carte pour trouver la ville perdue du département qui n’existe pas.
 
La ville est en ruines. Des morceaux de murs effondrés, des gravats. Le vent qui souffle un air chaud et sec rempli de sable. Les ruelles sont désertes, les bâtiments détruits.
 
Le temple des anciens dieux, demeure où se trouve la relique sacrée de la baguette de pain pas trop cuite, ou du moins ce qu’il en reste se trouve au bout d’une longue avenue jonchés de morceaux de briques.
 
Victor LADOU et Putaincong se rendent alors compte que la relique de la baguette de pain pas trop cuite a été, sinon détruite, mais au moins définitivement perdue dans les méandres des décombres de la ville.
 
 
Ils font demi-tour et s’apprêtent à rentrer chez eux quand, le vieil homme qui mendiait et que Victor LADOU a vu mourir se dresse aux portes à moitié détruites de la ville, la baguette de pain pas trop cuite dans la main.
 
« Je suis Gator, le gardien de la relique sacrée de la baguette de pain pas trop cuite. Vous avez mené à bien votre mission et venez de remporter le concours que j’avais organisé. Vous avez gagné un an de viennoiseries gratuites, ainsi que quelques niveaux d’expérience. »
 
Victor LADOU et Putaincong se regardent, et se mettent à rire. Puis, ils détroussent le vieux avant de le relâcher en plein milieu du département qui n’existe pas et rentrent chez eux.
 
La fortune qu’ils ont amassé durant leur périple leur permet de s’offrir des viennoiseries durant toute leur vie, ainsi que des putes, de l’alcool et de la coke. Ils n’ont que faire de la proposition du vieil homme.
 
Et puis, Victor LADOU, assis dans son vieux fauteuil de cuir rouge, contemple la relique sacrée de la baguette de pain pas trop cuite. Il trouve qu’elle trône parfaitement bien au milieu de son salon.

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