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Ma vie, son blog

Ma vie, son blog

Bonjour, Je m'appelle Victor LADOU. J'ai 33 ans et je mesure 1m88 pour 77 kilos. Et aujourd'hui, vous découvrez mon blog...


Rude Awakening

Publié par Victor Ladou sur 9 Décembre 2016, 15:00pm

Catégories : #Ma vie son oeuvre

Rude Awakening
Il y a des soirées mémorables. Des soirées qui se suffisent tellement à elles même qu’elles en deviennent inoubliables. Et puis, il y a celles que l’on souhaiterait oublier ou effacer de sa mémoire. Et enfin, il y a les pires. Celles dont on ne se souvient pas. Ou plus…
 
Bonjour. Je m’appelle Victor LADOU. J’ai 33 ans. Je mesure 1m88 pour 77 kilos. Et hier, j’ai été violé...
                                                                                                                                                                                                  
Je me réveille avec la gueule de bois et la tête dans le cul. Vous admettrez aisément avec moi qu’il s’agit de ce que l’on nomme couramment un réveil chargé tant pour l’haleine que pour les échardes…
 
Tout tourne autour de moi. Enfin, pas comme d’habitude. Seule certitude réconfortante, je suis chez moi dans mon lit. J’essaie de remettre au clair les évènements de la veille m’ayant amené à cet état si peu coutumier de ma personne depuis que j’ai fini mes études.
 
Hier soir, j’ai fait une soirée « entre célibataires » avec quelques collègues féminines dans un pub irlandais où la bière à tendance à couler à flots. Je sais que l’une d’elles est très intéressée par ma petite personne. Je vous parle de Zoé, une jeune et jolie femme de 33 ans pour 1m66 et 55 kilos, bande de moules, pas de la bière...
 
La soirée commença normalement, je me souviens d’avoir bu une bière ou deux, guère plus vu que j’avais déjà transgressé l’une de me règles fondamentales, ne boire qu’avec des personnes que j’apprécie vraiment.
 
Puis, plus rien. Le black-out. Un trou noir. Le viol…
 
Près de moi, dans mon lit, se trouve l’objet du délit : un corps encore chaud. Un corps avec lequel je venais d’avoir une, voire même me connaissant, plusieurs relations sexuelles. Mais étais-je vraiment consentant…
 
« - Bonjour mon amour, me dit une petite voix toute ensommeillée. Tu as bien dormi ?
- Qu’est ce que tu fais là ? lui demandai-je interloqué.
- Tu ne t’en souviens pas ? Nous avons pourtant passé une excellente nuit. Agitée même.
- Mais, à quel moment et comment sommes-nous arrivés là ? interrogeai-je quelque peu glacial.
- A la fin de la soirée, nous sommes partis ensemble du bar.
- Les autres nous ont vus.
- Evidemment, surtout après ce qui s’est passé. »
 
Une sueur froide me glisse le long du dos. Je me lève précipitamment du lit et dévisage celle qui avait dormi près de moi avec un air de quasi dégoût. Oh mon dieu, les autres étaient au courant. Qu’allai-je devenir ? Qu’allait-il se passer maintenant ? Comment pourrais-je m’en sortir maintenant que tout le monde savait ou le saurait incessamment sous peu.
 
« - Mais…mais…comment…pourquoi…je ne me souviens de rien, balbutiai-je…
- Tu ne te souviens de rien. Absolument rien. ?
- Non, c’est le néant total.
- Tu te souviens que hier soir nous sommes sortis ensemble avec d’autres collègues.
- Oui.
- Et bien apparemment, au cours de la soirée, ils ont versé un peu de GHB dans ta bière afin que tu sois moins inhibé sexuellement et que… »
 
C’est alors qu’une partie des évènements me revint dans un flashback violent et net.
La tête avait commencé à me tourner. Et ma collègue avait commencé à se rapprocher de moi et à me chauffer. Je l’avais laissée faire, pour une raison qui m’échappait alors sur le moment. Puis, elle m’avait plaqué violemment sur le divan avant de me coller un baiser retentissant.
 
Et c’est à cet instant précis que tout le drame s’est joué. Là que le viol a commencé. Là où, mes fonctions inhibitrices ont été « désactivées » et où je suis passé en mode libre pensée. Là où le monstre qui était caché aurait dû le rester. L’animal est sorti de sa cage et cela a été terrible.
 
« Je me souviens comment cela a commencé, mais pas comment nous en sommes arrivés là où nous en sommes aujourd’hui, dis-je. »
 
Et encore moins ce qui avait bien pu m’amener à ce moment précis assis au pied de mon lit avec la fille avec qui j’avais passé la nuit en train de me raconter le reste de la soirée.
 
« Tu l’as violemment rejetée.
Mais pas que…
 
Tu lui as expliqué qu’elle était le chaînon manquant entre la femme et le Wookie et qu’elle te faisait penser à une assiette : plate et creuse.
Quant à l’autre, tu l’as juste traitée de crevette.
Je pense, que tu es passé à côté d’une partie à trois monumentale…
 
Je ne te cacherai pas que lorsque tu t’es tourné vers moi, j’appréhendais ce que tu allais me dire. Mais tu as juste dit que cela faisait assez longtemps que l’on se tournait autour et que tu étais amoureux de moi. Je t’ai alors embrassé et nous sommes partis chez toi laissant tout le monde en plan. »
 
C’est alors que tout m’est apparu clair et limpide avec un arrière goût d’amertume et de trahison.
 
Zoé savait pour le GHB.
Zoé m’a ramené chez moi.
Zoé a profité de mon état de faiblesse pour passer la nuit avec moi.
 
Il va falloir que je m’explique avec mes collègues.
Il va falloir que je m’explique avec Zoé.
Et si j’en crois les 42 appels non répondus, il va falloir que je m’explique avec ma mère aussi…
 
Bonjour. Je m’appelle Victor LADOU. Et hier, j’ai été violé…
 

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