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Ma vie, son blog

Ma vie, son blog

Bonjour, Je m'appelle Victor LADOU. J'ai 33 ans et je mesure 1m88 pour 77 kilos. Et aujourd'hui, vous découvrez mon blog...


Chansons grivoises

Publié par Victor Ladou sur 29 Avril 2016, 18:00pm

Catégories : #Ma vie son oeuvre

Chansons grivoises
Brassens les a chantées. Tout le monde en connaît au moins une. Elles sont les amies de beaucoup de fêtards invétérés, noceurs notoires et amateurs de troisième mi-temps de rugby.
 
Bonjour. Je m’appelle Victor LADOU. J’ai 33 ans. Je mesure 1m88 pour 77 kilos. Je suis brun aux yeux verts. Et aujourd’hui, je pleure sur la disparition des chansons grivoises, paillardes et autres florilèges de notre patrimoine gaulois.
 
Je me remémore avec nostalgie toute la beauté des descriptions des paysages, toute la tristesse contenue dans ces paroles que nous braillions alors à tue-tête pour ne point s’avouer à quel point leur détresse nous touchait.
 
Imaginez donc les innombrables souffrances endurées par ce simple représentant de la foi catholique souffrant d’une difformité telle, qu’elle lui provoque de terribles problèmes colorectaux…
 
Et de ce pauvre énergumène affublé d’une proéminence entrainant de graves troubles psychomoteur le contraignant à se déplacer uniquement en marche avant ou arrière…
 
Je n’oublierai pas non plus la misérable créature ayant trouvé l’amour pur et parfait chez une frêle collègue, qui en retour ne l’aimait que pour ses attributs. Un jour, lassé d’être considéré uniquement comme un objet sexuel, il la quitta pour une autre, mais se rendant compte de son erreur, revint vite la queue entre les jambes…
 
Quelle belle région que la nôtre, dont l’un des plus proches villages voisins possède un charme authentique et rustique. Je ne saurais trop vous conseiller de le visiter un de ces jours. Rien que sa digue vous laissera sur votre fondement…
 
Les us et coutumes régionales sont aussi épatants. Prenez exemple sur nos amis bretons dont les chapeaux ont la curieuse singularité d’être de forme circulaire. Ma pauvre grand-mère était issue de cette région. Un soir, poussée par la faim, elle a connu un drame effroyable en se couchant avec son époux…
 
Je saurai vous conter la triste histoire de cette vaillante travailleuse des champs qui devait ramasser des joncs pour vivre, mais dont la pauvreté était telle, qu’elle devait le faire dans le plus simple appareil. Que de tragédies liées à des rencontres fortuites cette situation a pu provoquer chez la pauvre enfant…
 
Et toutes les mésaventures de ce brave Bali-Balo, un être simple aux plaisirs simples et dont l’on ne cesse de se gausser, allant jusqu’à parler de lui en des termes peu élogieux. Ce malheureux bougre dont les déboires ne sont pas sans rappeler un certain homme politique dans un hôtel de luxe…
 
Le même homme politique que l’on pourrait aisément soupçonner d’avoir profité de la pauvre p’tite Huguette qui ne put revenir tranquillement du bois. Et tout cela sous l’œil complice et le consentement de sa mère…
Voilà les pensées qui me tourmentent, m’assaillent, me hantent tels le souvenir ou le fantôme de la pauvre Lenore.
 
Je me lève. Je m’approche du pupitre. Je regarde l’entourage. Les amis. La famille.
Je me saisis d’un des gobelets en plastique que j’ai apportés. Je le remplis. J’invite ceux qui le souhaitent à faire de même.
 
Je porte mon verre à hauteur de mon visage et dis :
« - Ceci est mon ultime hommage. Le seul que je connaisse pour honorer sa mémoire. Portons ensemble un dernier toast.
Ami Jojo, ami Jojo bois dans ton verre, et surtout, ne le renverse pas… »
Alors qu’une partie de l’assistance chante en chœur avec moi, une larme coule sur ma joue…
 
Bonjour. Je m’appelle Victor LADOU et aujourd’hui, j’entonne un dernier chant d’adieu devant le cercueil posé devant moi.

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