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Ma vie, son blog

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Bonjour, Je m'appelle Victor LADOU. J'ai 33 ans et je mesure 1m88 pour 77 kilos. Et aujourd'hui, vous découvrez mon blog...


Le charme discret de l'inconnue

Publié par Victor Ladou sur 19 Février 2016, 16:20pm

Catégories : #Ma vie son oeuvre

Le charme discret de l'inconnue
Brassens a chanté les charmes des belles passantes. Les Yeux d’la tête celui d’une belle inconnue. Ces rencontres fortuites et souvent fugaces peuvent laisser un souvenir doux-amer quand elles se réveillent dans notre mémoire alors qu’on a du mal à dormir...
 
Bonjour. Je m’appelle Victor LADOU. J’ai 33 ans et je mesure 1m88 pour 77 kilos. Je suis brun aux yeux verts. Et aujourd’hui, je pars à la découverte de l’inconnue.
 
C’était par un matin froid et gris, comme seul le mois de Novembre sait si bien en produire. J’étais debout sur le quai de la gare à maugréer contre ce train dont l’horaire semblait aussi fiable que les promesses d’un homme politique.
 
Je laissais glisser mon regard sur les visages gris et froids des passagers en transit et transis qui se tenaient sur le quai d’en face, regardant sans les voir tous ces visages blêmes, quand je fus irrésistiblement attiré par toi.
 
Nos regards se sont croisés et, tout en faisant délicieusement rougir tes joues déjà rosies par l’air frais, tu as détourné tes yeux en souriant de la plus charmante des manières, dévoilant par la même tes dents du bonheur.
 
J’ai alors fait semblant de ne pas voir que je t’avais remarquée. Et tout en gardant ce grand sourire timide, tu as relevé ton regard pour le plonger dans le mien. Je t’ai alors rendu ton sourire et je me suis préparé à te rejoindre, comme pris au piège dans un charme puissant.
                                               
C’est ce moment là que les dieux des voyageurs, ces petits diablotins de l’amour, ont choisi pour faire arriver nos correspondances. Je suis alors monté dans mon wagon et je t’ai cherchée une dernière fois avant que l’on nous emporte vers un autre destin.
 
Le lendemain matin, je t’ai cherchée sur l’autre quai sans trop y croire, et sans trop t’y voir. J’ai commencé à me maudire de ne pas avoir pu traverser cette simple voie pour aller te saluer.
 
Puis le signal annonça l’arrivée de mon train. En y prenant place j’ai jeté un dernier coup d’œil par la fenêtre, et je t’ai vue arriver le feu aux joues d’avoir couru pour ne pas être en retard.
 
Les portes de mon train se sont refermées tandis que tu plissais les yeux comme si tu cherchais quelque chose ou quelqu’un dans les voitures. Et alors que je m’apprêtais à attirer ton regard, ton train s’est sournoisement placé entre mon wagon et ton quai.
 
Puis, tu disparus aussi soudainement que tu m’étais apparue. Je commençai à me résigner et à me faire une raison quand, un jeudi, je t’aperçus sur l’autre quai, grimpant dans ton train.
 
Je me précipitai alors dans le tunnel qui permettait de traverser la voie ferrée et je sautais dans le train au moment même où les portes se refermaient. Je commence à te chercher fébrilement dans chaque wagon.
Je te repérais et je m’approchais de toi et m’arrêtais dans l’allée près de ton siège.
 
Tu levais alors les yeux de ton livre et nos regards furent attirés l’un vers l’autre et ne purent plus se détacher. Un sourire charmant apparu sur tes lèvres et tes joues rosirent. Nous étions dans une bulle qui n’appartenait qu’à nous. Et des étoiles pleins les yeux, des papillons dans le ventre je t’ai doucement dit :
 
« Bonjour, je m’appelle Victor LADOU. J’ai 33 ans et je mesure 1m88 pour 77 kilos. Je suis brun aux yeux verts et aujourd’hui, je suis venu faire ta connaissance. »
 
Tu m’as alors répondu, des perles de joie aux coins des paupières et des trémolos dans la voix, « Ô coquin de sort, je ne peux pas y croire bonne mère… »
 
Et c’est ainsi que le charme fut rompu à jamais…

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