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Ma vie, son blog

Ma vie, son blog

Bonjour, Je m'appelle Victor LADOU. J'ai 33 ans et je mesure 1m88 pour 77 kilos. Et aujourd'hui, vous découvrez mon blog...


Le cauchemar amoureux

Publié par Victor Ladou sur 5 Février 2016, 19:00pm

Catégories : #Ma vie son oeuvre

Le cauchemar amoureux
L’avantage des réseaux sociaux, c’est qu’ils permettent de faire des rencontres en ligne. L’inconvénient des réseaux sociaux, ben c’est justement qu’ils permettent de faire des rencontres en ligne.
 
Bonjour. Je m’appelle Victor LADOU. J’ai 33 ans. Je mesure 1m88 pour 77 kilos. Je suis brun aux yeux verts. Et aujourd’hui, j’ai fait une rencontre en ligne…
Enfin, pas vraiment aujourd’hui. Mais vraiment en ligne. Cela fait quelques temps que je discute régulièrement (quotidiennement) avec une 33-fille-Toulouse (ASV). Son surnom est spacedem, rapport à une chanson d’un célèbre groupe anglais.
 
Et aujourd’hui, j’ai rendez-vous avec elle IRL. In Real Life ou dans la vie réelle pour les non-anglophones. Nous avons convenu de nous retrouver dans un petit café toulousain avec une forte personnalité (selon elle) « Chez Tonton ».
 
Je ne vous cacherais pas que je suis légèrement (totalement) stressé. Je suis tendu comme une arbalète (un string). J’ai l’impression d’être une vierge (pucelle) à son bal des débutantes (lors de sa première fois). Une foule de questions existentielles se pressent en masse dans ma tête.
 
Si elle ne me plait pas. Si je ne lui plais pas. Si elle ne me plait pas mais moi oui. Si je ne lui plais pas mais elle oui. Si on ne se plait pas. Si on se plait mais qu’on a trop peur de ne pas se plaire pour s’avouer que l’on se plait ? Si on ne se plait pas mais qu’on fait quand même semblant de se plaire pour ne pas se froisser en s’avouant qu’on ne se plait pas ? L’éléphant est-il vraiment plus fort que le rhinocéros ? Et qu’en est-il de tous ces trains qui croisent des baignoires qui fuient ?
Soudain, j’entends dans mon dos une voix charmante et douce m’appeler par mon pseudo. Je me retourne tout en me levant (mon cœur bat la chamade) et je découvre la plus charmante de toutes les créatures charmantes que l’on peut découvrir (1m66-55 kilos-10/10 sur mon échelle de loutres).
 
Nous discutons comme si nous nous connaissions depuis toujours et la soirée se passe comme dans un rêve (un rêve bl… Macarel non ! Surtout pas ça !). Je me propose donc en parfait gentleman de la raccompagner chez elle. Et elle en parfaite gentlewoman (ça existe ça ?) me propose de monter boire un dernier verre.
 
Nous nous retrouvons alors sur son canapé et elle me demande si je veux boire quelque chose. « Juste un doigt », lui dis-je. « Tu ne veux pas un whisky d’abord », me réponds-t-elle alors avant de s’asseoir sur mes genoux et de m’embrasser.
 
Et c’est à cet instant précis que le rêve (un rêve bl… J’ai dit non !) a tourné au cauchemar. Elle m’a regardé avec des étoiles dans les yeux, j’avais des papillons dans le ventre et m’a demandé de l’appeler par son prénom, chose que j’ai acceptée.
Sauf que c’était le même que ma mère.
 
Après un moment d’hésitation et de profond désarroi, j’ai décidé de la suivre malgré tout dans la chambre, les papillons dans mon ventre ayant laisser la place à un profond afflux sanguin dans une partie spongieuse de mon anatomie privant mon autre organe décisionnel de sa capacité de réflexion.
 
Ma mère (encore elle une fois) m’a appris que certaines choses ne devaient pas être dévoilées, par égard envers sa partenaire. Il est vrai que ce à quoi nous nous sommes adonnés est publiquement condamné par la Bible, le Coran et la Torah (et/ou le Talmud).
Néanmoins, je dois vous avouer que, alors que nous étions dans ce que l’on nomme communément le feu de l’action, elle m’a crié « Comment je m’appelle !? Comment je m’appelle ?! Dis mon nom. », la chose a pris une autre tournure pour moi.
 
Docile, mais gêné, je me suis exécuté. « Plus fort ! Comment je m’appelle ?! ». Je me racle la gorge et répète son prénom (qui est aussi celui de ma mère pour mémoire) plus fort. « Encore, dis-le ! ». Je m’exécute à nouveau en intercalant des râles de plaisir pour avoir l’air plus convaincant que les deux premières fois.
 
« Sois un gentil garçon, et punis-moi. Maman a été une très méchante petite fille ! » me dit-elle en se positionnant pour que je la prenne en levrette. Je prends donc place en lui mettant de temps en temps une petite claque sur les fesses.
Et, quand en plein ébats, elle m’a hurlé « Tapes bien au fond, je ne suis pas ta mère », j’ai éjaculé.
 
Bonjour. Je m’appelle Victor LADOU. Et je pense avoir un sérieux complexe d’Œdipe…

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