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Ma vie, son blog

Ma vie, son blog

Bonjour, Je m'appelle Victor LADOU. J'ai 33 ans et je mesure 1m88 pour 77 kilos. Et aujourd'hui, vous découvrez mon blog...


La St Valentin

Publié par Victor Ladou sur 14 Février 2016, 09:45am

Catégories : #Ma vie son oeuvre

La St Valentin
Depuis la nuit des temps, des hommes plus ou moins doués chantent l’amour. Et, à l’image du saint qui donne son nom à cette fête, l’amour a fait perdre la tête à bien des hommes.
 
Bonjour. Je m’appelle Victor LADOU. J’ai 33 ans. Je mesure 1m88 pour 77 kilos. Je suis brun aux yeux verts. Et je déteste la St Valentin.
 
Ce n’est qu’un nouveau moyen inventé par les commerçants pour gagner encore plus d’argent sur le dos des personnes dont la seule préoccupation est de se lécher la glotte en guise de témoignage de leur affection l’un envers l’autre.
 
De plus, je ne vois pas en quoi le fait d’insérer sa langue dans l’orifice buccal de l’être aimé peut lui prouver son attachement. Quand on pense à toutes les bactéries, les germes, les caries et autres saletés dues à des restes de nourriture ingurgitée à la hâte…
 
Sans oublier tout cet échange de flux engendré par une suractivation des glandes salivaires. En pratique, la salive est excellente pour désinfecter la bouche, mais avec ce genre de baiser, non seulement on désinfecte la bouche de l’autre, mais on joue le rôle de brosse-à-dents.
 
Imaginez-vous vous faire interviewer pour une pseudo émission scientifique du dimanche soir afin de savoir quel est votre moyen pour garder une bonne hygiène bucco-dentaire et votre réponse est : « En embrassant goulûment mon compagnon » ?
 
Enfin bon, aujourd’hui c’est la St Valentin.
 
Dehors la neige tombe. Nous rentrons dans ce magnifique chalet, si gentiment prêté par ta charmante mère acariâtre. Un doux feu brûle dans la cheminée pendant que la dinde est en train de cuire dans le four.
 
Toi, dans cette superbe robe rouge boudinante, avec un décolleté plongeant bien trop large pour ta poitrine dont le temps semble avoir diminué la fermeté. Comme le disait si bien le poète, la loi de l’apesanteur est dure, mais c’est la loi.
 
Moi, dans un magnifique costume noir dont l’horrible odeur de naphtaline est masquée par un arrosage abondant d’eau de Cologne bon marché.
Tu as un peu de salive au coin de la bouche. Sans nul doute est-ce la délicieuse odeur de la dinde en train de cuire dans le four. Ou bien cet excès de sécrétions buccales est-il dû à notre récent léchage de glotte en guise de témoignage de notre affection l’un envers l’autre ?
 
Une langoureuse musique se fait entendre en fond sonore. Tu as le souffle court, sans doute à cause d’une montée de ton excitation. Ou bien à ta robe qui te serre un peu trop, te coupant la respiration.
 
Tu m’invites à danser. Nous nous enlaçons tendrement. Je pose une main sur ton épaule, l’autre sur un bourrelet abdominal et nous commençons à danser lascivement l’un contre l’autre, enfin, autant que mon ventre et ta poitrine tombante nous permettent de nous approcher.
 
Nos esprits commencent à s’embrumer et à échapper à tout contrôle suite à une fulgurante montée hormonale et s’étourdissent dans la force de notre amour, ou de l’odeur surpuissante de mon eau de Cologne délicatement associée au subtil parfum de la naphtaline et de la dinde en train de cuire.
 
Soudain, la sonnerie stridente du four nous arrache brutalement à notre rêve et nous fait perdre l’illusion de la beauté du monde ainsi que 20% de notre capacité auditive.
Je te tiens galamment la chaise afin que tu puisses t’asseoir et te retiens difficilement quand tu t’y pose lourdement afin d’éviter de faire craquer ta robe.
 
Nous sommes en train de manger et je te souris amoureusement. Tu me rends ce sourire en dévoilant tes magnifiques dents de cheval blanches, tâchées par le café et la nicotine. Un bout de salade s’est sournoisement coincé entre les deux incisives que tu utilises le soir afin de décapsuler la douzaine de canette de bières que tu ingurgites avant de les écraser sur ton front et de laisser sortir une si légère éructation si féminine que le voisin sourd, et ancien combattant à ses heures, se met à hurler « la bombe, attention à la bombe ! »
 
Inexorablement, nous nous rapprochons l’un de l’autre pour déguster ce champagne éventé, sûrement à cause du bouchon qui a été rongé par cette souris que nous avons trouvée ivre morte, et tellement imbibée qu’elle nous a servi d’allume-feu.
 
Ma main caresse tes longues et superbes jambes garnies de cellulite entourées par de très sexys bas résilles. Arrivé à hauteur de ton clitoris sans avoir trouvé porte jarretelles ou démarcation, force m’est de constater que tu as patiemment tricoté tes poils ensemble. Quelle délicate attention…
 
Tu enfonces ta main dans mon slip, et frénétiquement te mets à caresser, ou juste à chercher, mon pénis. Je ne sais trop. Fous de désir, nous nous déshabillons aussi vite que nos vêtements trop serrés nous le permettent avant de nous diriger vers la chambre afin d’y passer une nuit entière d’amour, de sexe et de positions pornographiques.
16 secondes et demi plus tard, je sombre dans le sommeil du juste qui a accompli un nouvel exploit et m’endors comme un bébé asthmatique dans de délicieux ronflements sonores.
 
Toi, comblée, tu te lèves pour aller finir la dinde qui n’a pas encore refroidi, elle.
 
Quelle merveilleuse St Valentin nous avons passée encore. Vivement l’année prochaine.
 
Je me réveille en sursaut. Auprès de moi, ma compagne, Zoé, 33 ans, 1m66 pour 55 kilos, charmante créature, sors une tête endormie de sous la couette.
« Mais puisque je te dis que je comprends parfaitement que ton aversion pour cette fête a conduit au fait que tu ne m’aies pas offert de cadeau.»
 
Bonjour, je m’appelle Victor LADOU. Et je déteste la St Valentin. Et je vais le payer cher…

Commenter cet article

Mélusine Hoffman 14/02/2016 20:41

Comme pour Star Wars ou la VO, nous sommes en opposition. J'adore cette fête.

Victor Ladou 15/02/2016 09:34

La St-Valentin rappelle aux célibataires ce qu'ils n'ont pas ou plus et aux couples ce qu'ils ont.
Quelle tristesse...

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