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Ma vie, son blog

Ma vie, son blog

Bonjour, Je m'appelle Victor LADOU. J'ai 33 ans et je mesure 1m88 pour 77 kilos. Et aujourd'hui, vous découvrez mon blog...


La modestie

Publié par Victor Ladou sur 11 Décembre 2015, 16:17pm

Catégories : #Ma vie son oeuvre

La modestie
Dans ma famille, nous avons un proverbe : « Modeste, c’était ton grand-père ». Tout simplement parce que mon grand-père s’appelait Modeste (histoire vraie pour une fois. Ca change). Tout ça pour vous dire que s’il en avait le prénom, j’en ai la qualité.
 
Bonjour. Je m’appelle Victor LADOU. J’ai 33 ans. Je mesure 1m88 pour 77 kilos. Je suis brun aux yeux verts. Et aujourd’hui, ma modestie naturelle m’oblige à vous parler de moi avec humilité.
La modestie
Je déteste mettre en avant mes (trop) nombreuses qualités, pour la plupart innées, tant physiques qu’intellectuelles. J’ai toujours cette réticence, de peur de froisser, de vexer ou de ne pas être compris par mon interlocuteur. C’est pourquoi j’essaie toujours d’agir en honnête homme.
 
Par exemple, je dors en pyjama. Alors je sais, qu’il existe des études qui prouvent que dormir nu est meilleur pour tout, votre sommeil, votre vie sexuelle, etc… Mais je suis tellement modeste que je ne peux me permettre d’exhiber à tout va les attributs génitaux dont la nature m’a généreusement pourvu.
 
Pour vous donner une idée de l’ampleur de la situation, je dors sur le ventre. Et mes érections matinales sont tellement intenses qu’elles me déclenchent des maux de dos. Et je ne vous parlerai pas ici de la déformation de mon matelas à mémoire de forme.
 
Combien de personnes m’ont posé cette question à laquelle je n’ai jamais voulu répondre : « Mais que ferais-je sans toi ? », m’obligeant à me murer dans un mutisme absolu afin de ne pas leur révéler l’horreur de leur vie si une telle tragédie devait se produire un jour. Combien se sont exclamés que si je n’existais pas, il faudrait m’inventer ?
 
Car oui, je suis addictif aussi. Véridique.
 
L’autre jour je discutais avec l’une de mes contacts sur les réseaux sociaux avec qui j’entretenais une correspondance virtuelle quotidienne ou presque, et dont j’avais perdu le contact du jour au lendemain sans explications. « Je me suis sevrée de toi. » me confessa t’elle dans un aveu déchirant de tristesse et de culpabilité.
 
Souvent, les femmes me disent qu’elles ne peuvent pas vivre sans moi. C’est pourquoi j’essaie toujours d’écourter au maximum mes relations avec elles afin d’éviter qu’elles ne s’habituent trop et surtout, surtout, afin que leurs prochains amants puissent avoir une infime chance de rivaliser avec moi dans l’art de l’amour.
 
Et soyez assurés que cela me déchire le cœur à chaque fois de devoir les quitter au petit matin sans qu’elles n’aient le moindre espoir de me revoir. J’en viendrais presqu’à rejoindre les cénobites tranquilles.
La modestie

Mais c’est pour leur bien. Je ne vous dirai pas combien de fois ces situations-là se sont produites, vous me prendriez pour un affabulateur. Pour vous donner un indice d’intervalle, il est compris entre une division par 0 et le nombre de décimales de Pi.

 
Même là, je me suis longtemps demandé si j’allais utiliser une telle référence mathématique, de peur de passer aux yeux du lecteur pour un cuistre pédant. Ainsi j’essaie toujours de me mettre à la portée de mon interlocuteur.
 
Hélas, trois fois hélas, par trop souvent, mon attitude est mal interprétée et l’on pense de moi que je suis un être condescendant. Tant et tant que je finis parfois par me demander si je ne devrais pas devenir un anachorète endurci.
 
Je me prends à rêver d’une vie passée à « gongoozler » sans jamais interférer avec celle des autres, et sans leur prodiguer telle une Cassandre moderne, de précieux conseils dont ils ne tiendront jamais compte avant, de le regretter amèrement.
 
Arrêter d’écrire ces histoires courtes et ces chroniques dont vous vous délecter avec un plaisir non feint. Car oui fidèles lecteurs, force vous est de reconnaître que vous aussi êtes addicts à mes récits fabuleux et extraordinaires.
 
Et je sais que je finirais indubitablement par vous manquer inexorablement et durablement. Surtout devant la démonstration de ma générosité quant à l’emploi des adverbes.
 
En effet, comment ne pas apprécier à sa juste valeur un homme dont la modestie naturelle n’a d’égale que le talent littéraire…
La modestie

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