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Ma vie, son blog

Ma vie, son blog

Bonjour, Je m'appelle Victor LADOU. J'ai 33 ans et je mesure 1m88 pour 77 kilos. Et aujourd'hui, vous découvrez mon blog...


Le challenge du NaNoWriMo - Day 17

Publié par Victor Ladou sur 18 Novembre 2015, 19:00pm

Catégories : #NaNoWriMo

Le challenge du NaNoWriMo - Day 17
Aujourd'hui, je pense que je vais faire une spin-off sur le roman d'amour que j'ai publié je ne sais plus quand, mais je crois que c'était le jour où je n'avais rien écrit donc j'ai publié ce que j'avais écrit le dimanche mais non publié parce que j'avais écrit autre chose ce même dimanche que j'avais en revanche publié le même jour que son écriture.
Bref, je vais écrire une lettre d'amour.
Replaçons-nous dans le contexte : un homme a quitté une femme il y a 20 ans et ne l'a jamais oublié.
Alors, attention, silence, ça tourne et soyez maudits!
Mais en fait non.
Je n'ai pas plus envie de parler d'amour aujourd'hui.
 
En ces temps troublés, je vais plutôt vous raconter ma journée d'aujourd'hui.
"Une journée à l’accueil.
 
Aujourd’hui, je suis descendu à l’accueil. Cela ne fait pas vraiment partie de mes attributions mais bon, il faut bien le faire.  Il y avait beaucoup de personnes qui attendaient et l’impatience grandissait en même temps que les délais d’attente.
 
La foule n’arrêtait pas de grossir. La chaleur de la salle augmentait de façon exponentielle. Soudain, un adhérent se leva et explosa de colère.
 
Aussitôt, une alarme se déclencha et un gyrophare rouge se mit à clignoter. Une toute petite porte s’ouvrit alors et une douzaine de nains déguisés en rabbi en sortit en file indienne.
 
La musique de Rabbi Jacobs se lança et les nains se mirent à exécuter la chorégraphie adéquate. Puis, ils rentrèrent à l’endroit par lequel ils étaient sortis.
 
Tous les clients présents furent abasourdis et l’homme furieux se rassit interloqué sans plus aucune colère en lui.
 
Vive la technologie moderne."
 
J'imagine parfaitement les nains assis dans leur local, alignés comme dans les films de guerre où l'on voit les soldats se préparaient à être parachutés dans la jungle hostile, qui se lève quand l'alarme se déclenche et courent vers la porte, pendant que le chef des nains leur donne une petite tape sur l'épaule pour les encourager quand ils franchissent cette dernière.
Je vous promets que ce que je viens d'écrire représente l'un de mes fantasmes professionnels.
Plus que d'avoir des relations sexuelles avec l'une de mes collègues sur mon lieu de travail.
Surtout que c'est mal et je vous explique pourquoi :
 
"Pourquoi il ne faut pas avoir de relations sexuelles sur son lieu de travail.
 
L’un des fantasmes de tout homme normalement constitué ou de toute femme quelque peu salope, est d’avoir une relation sexuelle sur son lieu de travail, de préférence avec l’un de ses collègues de travail. Nous allons voir ici, quels sont les problèmes et les situations majeures que l’on peut rencontrer et qui vous feront dire : « No Zob In Job ».
 
            Tout d’abord il s’agit de bien choisir sa partenaire. Et là, arrive une difficulté majeure. Il vous faut trouver une collègue, de préférence du sexe opposé qui réunissent les critères suivants :
  • vous trouver beau et séduisant (pour certains, ce n'est pas gagné)
  • avoir envie d’avoir une relation sexuelle avec vous (vraiment pas)
    • de préférence au travail
    • de préférence sans lendemain
  • que votre statut d’homme non célibataire ne dérange pas (si vous n'êtes pas célibataire)
  • que votre statut de père ne dérange pas (si vous avez des enfants)
  • qui possède une énorme poitrine et pratique la fellation (tant qu'à faire, autant en profiter)
 
Le dernier critère n’étant pas un véritable critère de sélection, mais j’ai toujours eu un petit faible pour les fellatrices aux gros seins.
Une fois cette liste non exhaustive établie, il s’avère bien plus ardu d’avoir une relation sexuelle sur son lieu de travail.
Admettons que vous ayez la chance de connaître une collègue qui possède les qualités requises, alors n’hésitez pas à m’écrire afin que je puisse postuler dans votre entreprise.
 
Bien maintenant passons à la deuxième question essentielle : le lieu.
 
Les lieux étroits et confinés dans lesquels il est possible d’avoir une relation extraconjugale, interprofessionnelle, intra-muros ne sont pas légions !
 
  • le placard à balai. A éviter, à moins que vous ne soyez avec la bonne (.
  • Les toilettes, souvent lieux exiguës. Essayez les toilettes pour handicapé, plus large et mieux adaptées à ce type de mouvement. Bon, après, il faut vouloir quand même, vu ce qu'il s'y passe.
  • Votre bureau. Voilà un endroit formidable dans lequel s’ébattre, à condition qu’il n’y ait personne dedans et qu’on puisse le fermer.
  •  
Un conseil, évitez le local de la photocopieuse, car il n’y a rien de pire que la preuve de votre infidélité imprimé en 500 exemplaires sur du papier A3.
 
Vous avez la partenaire et le lieu, reste à savoir quand. Et oui, essayez plutôt un soir, quand il n’y a plus personne, c’est plus sûr.
 
Maintenant que toutes les conditions sont réunies, imaginez la scène. Un soir, il ne reste plus personne sauf vous et Rachel, votre collègue blonde avec un joli décolleté et ce que l’on nomme allégrement, une bouche à pipe. Vous travaillez sur le dossier Alphzitrion, quand Rachel rentre dans votre bureau et, pour vous détendre, se propose de vous prodiguer une petite fellation. (Situation tout à fait crédible, je vous l’assure).
Elle commence donc son long et lent travail d’investigation buccale quand soudain, rentre votre patron qui est lui aussi resté travaillée tard sur un dossier. Il vous surprend donc tous les deux dans une position fort peu confortable (d’un point de vue professionnel, je m’entends).
 
Si vous étiez dans un film à caractère pornographique, votre patron ne s’encombrerait pas de manière et se mettrai à sodomiser Rachel. Puis, une fois la besogne accomplie il vous offrirait une promotion au sein de son équipe.
 
Sauf que vous n’êtes pas dans ce genre de film mais dans la vraie vie, que vous êtes en train de tromper votre femme, sur votre lieu de travail, devant votre patron.
 
Et que Rachel est la fille unique de votre patron."
 
Bon, après, on peut toujours rester romantique malgré tout.
Et quoi de plus qu'un premier baiser?
Cet instant unique mêlé d'appréhension et d'espoir, de doutes et de certitudes, quand on pose enfin ses lèvres sur les lèvres de l'être aimé, ou désiré.
C'est beau, c'est magnifique, c'est magique…
 
"Le baiser.
 
Hier, j’ai embrassé une fille. Pour la première fois de ma vie, j’ai embrassé une fille.
 
Dire qu’il s’agissait d’un acte prémédité et longuement réfléchie serait une insulte à tous les actes prémédités et longuement réfléchis qui peuplent la longue et interminable histoire des actes prémédités et longuement réfléchies qui peuplent l’histoire des actes prémédités et longuement réfléchie.
 
C’était une chose totalement inattendue de ma part et un acte totalement spontanée de la sienne. Car oui, c’est elle qui est à l’origine de cet acte de succion labiale entrainant irrémédiablement un échange de flux salivaire.
 
Oui, hier, j’ai été embrassé par une fille. C’était par une belle fin d’après-midi automnale, nous nous promenions dans le parc, la brise délicate faisait virevolter les feuilles ocres des chênes autour de nous.
 
Nous étions en train de discuter après qu’elle ait été larguée par un énième amant qui, après avoir abusée d’elle, l’avait quittée sans aucun remords ni regrets. Je cherchais alors une formule qui n’avait pas été éculée et qui pouvait encore avoir un certain sens pour elle et pour moi.
 
Et là, dans le soleil couchant de cette fin de journée d’été indien elle s’est approchée de moi et, croyant qu’elle voulait me glisser une quelconque confidence dans le creux de l’oreille, je me suis penché vers elle et elle a alors posé délicatement ses lèvres sur les miennes.
 
Oui, j’ai embrassé une fille pour la première fois de ma vie. Cet acte aurait pu être l’un des moments les plus inoubliables de ma vie, et sûrement de la sienne, et cela le sera, surtout pour elle.
 
Car voyez-vous, je suis gay."
 
Et finalement, je me rends compte une fois de plus que je suis en train de parler d'amour, alors que j'avais dit que non.
Ce qui prouve bien que ma méthode avec les personnes souffrant de carence centimétrique et ayant un goût prononcé pour la danse à caractère hébraïque fonctionne pour désamorcer les conflits et faire que tout aille mieux.
 
Du coup, un dernier petit texte pour finir la journée, un texte d'héroic-fantasy :
 
"Dernier repas à Tyn-Agur
 
Kalar regarda par-dessus les remparts et poussa un soupir de lassitude et de découragement. L’armée atalante était toujours là. La même vision depuis plusieurs mois. La même armée depuis plusieurs mois.
 
Il vit approcher à l’horizon un pigeon voyageur. Le veilleur atalante poussa un cri d’alarme, saisit son arbalète, visa et rata l’oiseau. Une lueur d’espoir brilla dans l’œil de Kalar. Cet oiseau apportait peut-être la nouvelle tant attendue et espérée, l’arrivée des renforts.
 
Tremblant et fébrile, il déplia le message attaché à la patte du pigeon. C’était un message du général en chef des troupes. Il lut plusieurs fois le message pour être sûr d’avoir tout bien compris. Il leva un regard triste vers ses troupes et posa un regard dépité sur son adjoint.
 
Les renforts ne viendraient pas. Et pire. Les ordres étaient clairs. Ils devaient tenir le siège de Tyn-Agur coute que coute, afin de retarder l’avancée des troupes atalantes le temps que les dernières troupes se rassemblent ert se regroupent pour mener à bien le siège de la forteresse de Tyn-Gothri, la place forte réputée inexpugnable du royaume.
 
Kalar poussa un nouveau soupir et embrassa du regard le fort de Tyn-Agur. Les vivres et les provisions permettraient de tenir encore quelques semaines. L’eau n’était pas un problème. Les armes étaient encore bonnes et la réserve de médicaments n’était pas tout à fait épuisée. Mais il savait que la forteresse de Tyn-Agur ne tiendrait pas plus longtemps. Elle était vieille et ravagée par le temps. Elle n’avait pas subi les travaux de rénovations nécessaires pour tenir correctement un siège sur la durée.
 
Et ses murs étaient prêts à lâcher.
 
Ibn Khaldun, son second le regarda et proposa :
« Il existe plusieurs façons différentes de mourir. Mais on ne meurt qu’une fois. Pour nous, cela sera demain. L’armée atalante a vu le pigeon et elle s’apprête à mener l’assaut final contre le fort qui ne résistera pas. Tu le sais. Festoyons. Fêtons notre départ pour une autre vie. Buvons et faisons la fête une dernière fois. Et demain, nous mourons certes, mais nous mourons heureux. »
 
Et c’est ce qu’ils firent. Ils burent les dernières réserves de bière et de vin, ils mangèrent toutes leurs provisions, ils firent de grands feux, ils écoutèrent de la musique, ils firent un boucan de tous les diables. Ils profitaient de leur dernière nuit dans le fort de Tyn-Agur. Leur dernière nuit sur Aiga. Leur dernière nuit en vie. Et personne ne pensa au lendemain.
 
Quand l’aube commença à pointer, ils se préparèrent, enfilèrent leur armure, leur casques, empoignèrent leur arme et se mirent en rang disciplinés le longs des remparts. Et ils attendirent.
 
Kalar regarda par-dessus les remparts et lâcha un hoquet de surprise. L’armée atalante était partie. Elle avait levé le siège pendant la nuit et avait disparu.
L’armée atalante pensait que le pigeon annonçait la victoire des troupes sur l’empire ainsi que la fin de la guerre et que les soldats du fort de Tyn-Agur fêtaient cela."
 
Voilà, j'ai bien avancé aujourd'hui et repris une petite partie du retard que j'ai accumulé ces deux derniers jours, surtout hier.
 
Je vous embrasse et vous donne rendez-vous demain, même heure, même endroit et n'oubliez pas : soyez maudits!
 
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