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Ma vie, son blog

Ma vie, son blog

Bonjour, Je m'appelle Victor LADOU. J'ai 33 ans et je mesure 1m88 pour 77 kilos. Et aujourd'hui, vous découvrez mon blog...


Le combat

Publié par Victor Ladou sur 3 Octobre 2015, 07:40am

Catégories : #Fantasy

Le combat

HOMME

Il se battait avec rage et ardeur. Non, il ne se bat pas. Il tue. C’est un soldat. Un simple soldat. Toute cette guerre le dégoûte. Tuer des hommes, ces propres frères, ne le dérange plus autant qu’avant. Les orques aussi. Du moins, cela l’a t-il déjà vraiment dérangé ? On lui avait appris ou plutôt inculqué depuis sa plus tendre enfance que les orques étaient des créatures cruelles et mauvaises, on lui avait relaté des faits témoignant de la plus grande barbarie de la part des orques. Ils ne méritent que la mort, lui avait-on souvent répétés, à condition qu’elle soit la plus lente et douloureuse qu’il soit. Etant enfant, il s’était toujours demandé qui étaient les plus cruels et barbares des deux : les hommes ou les orques. Embrigadés de force dans cette guerre qu’il n’avait pas voulu ; comme bon nombre de ces camarades ; il ne sa battait pas pour la cause. Il tuait pour sa cause : survivre et revoir sa terre natale. Pourtant il savait qu’il allait mourir. Il l’avait toujours su. Depuis le début de cette guerre, ce sentiment n’avait fait que croître et empiré. Esquiver, tuer, sauter, tuer, tuer, toujours tuer. Des hommes. Des orques. Beaucoup d’hommes. Beaucoup d'orques. Il ne sait pas pourquoi, mais un souvenir l’obsède. Un fragment du passé qu’il croyait avoir oublié, alors qu’il n’avait juste qu’été occulté par sa mémoire. Un autre orque de tué.

ORQUE

Il se battait avec rage et ardeur. Non, il ne se bat pas. Il tue. C’est un soldat. Non, il est plus qu’un simple soldat. Il a une histoire. Il extermine avec froideur et détermination. Cette guerre ne le dégoûte pas. Tuer des hommes ne le dérange pas. Il sait depuis sa plus tendre enfance que les hommes sont mauvais et cruels. Il a vécu un fait de la plus grande barbarie de la part des hommes. Ils ne méritent que la mort, s’était il toujours répété, à condition qu’elle soit la plus lente et douloureuse possible. Il s’était porté volontaire pour cette guerre qu’il avait si ardemment souhaité. Il s’était entraîné toute sa vie pour ce moment. Il ne se battait pas pour la cause. Il tuait pour sa cause : tuer le plus grand nombre d’hommes. Il se fiche de la mort. Il s’en était toujours fichu, du moment qu’il tue des hommes. Écraser, anéantir, exterminer, tuer, toujours tuer. Des hommes. Beaucoup d’hommes. Pour apaiser ce souvenir qui l’obsède. Un fragment du passé qu’il n’arrive pas à oublier, que sa mémoire ne peut occulter et qui le réveille toutes les nuits. Un autre humain de tué.

HOMME

Un jour, des hommes de son village avait poursuivis des orques.

ORQUE

Un jour des hommes les avait traqués sa famille et lui.

HOMME

Il vient de tuer le premier orque de la journée. Son angoisse s’amplifie.ORQUE Il vient de tuer le premier homme de la journée. Sa fureur s’amplifie.

HOMME

Il avait ressenti un sentiment d’exaltation dans cette poursuite. Les orques fuyant, les hommes leur courant après. Gagnant du terrain sur les orques. Plus vite, toujours plus vite.

Il vient d’éviter une lame de justesse. La sienne n’avait pu l’être par ce pauvre bougre.

ORQUE

Il avait ressenti un sentiment de peur. Ils fuyaient et les hommes leur couraient après. Ils ne pouvaient les semer. Plus vite, toujours plus vite.

Il vient d’en écraser un autre avec sa massue et est en train d’en étriper un autre.

HOMME

Enfin, ils les avaient coincés dans une impasse. Ils les avaient roués de coups, leur avait lancé des pierres jusqu’à ce que mort s’en suive. Pour finir, ils les avait mutilés et laissés sur place.

ORQUE

Il avait eu le temps de se cacher dans les fourrés. Sa famille avait été prise au piège dans une impasse. Les hommes les avaient massacrés avant de les laisser se faire dévorer par les charognards. Il se rappelait du dernier regard que sa mère avait porté sur lui. « Ne bouge pas » lui avait t-elle fait comprendre. Puis ses yeux s’étaient éteints. Pour toujours. A l’angoisse d’être découvert s’ajouta le désarroi de voir sa famille se faire massacrer par les hommes sous ses propres yeux sans pouvoir agir. La tristesse et le désespoir d’avoir perdu sa famille firent place à l’incompréhension de cette tuerie gratuite. Des larmes de rage apparurent dans ses yeux lorsqu’il vit qu’ils les mutilaient et laissaient leur corps sans vie sur place. Pas de sépulture, pas de tombe. Comment pourraient-ils rejoindre le Balahala ?

HOMME

Soudain, un homme avait crié. Il avait débusqué un enfant orque qui devait être du même âge que lui. La peur et la colère se lisaient dans ses yeux. Plutôt que de le mettre à mort, les villageois l’avaient attaché et l’amenèrent dans leur village. Là, ils l’enfermèrent dans une cage et le placèrent au milieu du village. A la vue de tous. Lui avait eu pitié de lui. Il n’avait jamais compris pourquoi. La nuit, il lui apportait à manger en cachette. Le jour, il lui jetait des pierres avec les autres enfants. Mais pas fort. Pour ne pas le blesser. Pour faire comme tout le monde. Puis, ils l’avaient relâché.

ORQUE

Soudain, il avait entendu du bruit suivi d’un cri. Un homme avait découvert sa cachette. Il avait peur de mourir, mais l’espérait fortement. Et l'affronterai vaillamment. Mais non. Plutôt que de le tuer, les villageois l’avaient attaché et amené dans leur village. Là, ils l’avaient enfermé dans une cage et l’avaient exposé au milieu du village. A la vue de tous. Un petit homme avait l’air d’avoir pitié de lui. Il n’avait jamais su pourquoi. La nuit, il lui apportait à manger en cachette. Le jour, il lui jetait des pierres avec les autres enfants. Mais pas fort. Pourtant c’étaient celles là qui le blessait le plus et le faisait souffrir énormément. Puis, ils l’avaient relâché.

HOMME

Tout à coup, il se retrouve devant un autre orque. Il se prépare à lui enfoncer son épée dans le ventre.

ORQUE

Tout à coup, il se retrouve devant un autre homme. Il se prépare à lui écraser la tête avec sa massue.

HOMME

Il sent l’épée s’enfoncer dans la chair…

ORQUE

Il sent la massue écraser les os…

HOMME

Au même moment, il sent une massue écraser son crane...

ORQUE

Au même moment, il sent une épée s’enfoncer dans sa chair…

HOMME-ORQUE

Il va mourir. Tué par un ennemi. Mais était-ce seulement lui l’ennemi ? Soldat mort au champ d’honneur. Quel honneur ? Celui de tuer ? Ou celui de mourir? Quelle importance. Il est en train de mourir. Et l’autre aussi. Son sentiment a disparu. Il se sent paisible et serein. Il est mort. Il est enfin libre...

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