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Ma vie, son blog

Ma vie, son blog

Bonjour, Je m'appelle Victor LADOU. J'ai 33 ans et je mesure 1m88 pour 77 kilos. Et aujourd'hui, vous découvrez mon blog...


Coming out

Publié par Victor Ladou sur 28 Août 2015, 19:46pm

Catégories : #Ma vie son oeuvre

Coming out

Aujourd'hui, je fais mon coming-out en comic sans.

Bien fait pour vous...

Ce n’est un secret pour personne les relations que j’entretiens avec ma mère. J’ai récemment mis fin à ma relation avec une psychologue ayant plusieurs cordes à son arc, et qui m’avait diagnostiqué un complexe d’Œdipe. Quelle ineptie…

 

Bonjour. Je m’appelle Victor LADOU et j’ai 33 ans. Je mesure 1m88 pour 77 kilos. Je suis brun aux yeux verts. Et aujourd’hui, ma mère m’a aidé à faire mon coming-out .

 

Elle m’a d’abord expliqué que cela faisait un moment qu’elle s’en était rendue compte, et mon père aussi, mais ne savait pas comment aborder le sujet avec moi. Que je le savais déjà mais que j’avais préféré le refouler profondément en moi.

« Mais pas du tout, m’insurgeai-je. »

 

Que je préférais me fermer comme une huitre plutôt que de voir la vérité et de me laisser pénétrer par cette dernière Que je devais m’ouvrir afin d’élargir mon horizon pour enfin laisser s’exprimer librement celui que j’étais vraiment au fond de moi.

« Mais, je vis déjà pleinement ce que je suis, protestai-je »

 

D’abord, elle m’a rappelé que quand j’étais plus jeune, adolescent même, j’aimais à passer mes après-midi enfermé dans la cave avec d’autres garçons de mon âge ou un peu plus vieux. Qu’il n’y avait jamais de représentante de la gente féminine.

« Mais, les filles n’étaient pas intéressées, m’écriai-je »

 

Les filles d’ailleurs, comment cela se faisait-il que je ne parvenais pas à garder une relation sérieuse et durable. C’était bien un signe tout de même. Que je ne pouvais offrir à ces dernières ce qu’elles attendaient vraiment d’un homme.

« Mais, il y a eu Zoé, m’indignai-je »

 

Elle a ensuite pointé du doigt ma façon de m’habiller, tellement peu habituelle pour les hommes mûrs. Que seuls les personnes de on genre achetaient et aimaient porter.

« Mais, c’est juste mon style, affirmai-je. »

 

Et ta chambre, regarde ta chambre, a-t-elle poursuivi. La décoration n’est pas très « homme ». Et toutes ces poupées que je collectionnais et qui encombraient mes étagères.

« Mais, ce ne sont pas des poupées, murmurai-je »

 

« Mon fils, concluait-elle, tu ne peux continuer à nier ainsi l’évidence. Tu es… Allez dis-le, ça commence par un « g ». Je veux te l’entendre dire. Tu te sentira soulagé ensuite.»

 

Acculé, désespéré, je me rendis compte qu’elle avait raison sur toute la ligne, et que je ne pouvais continuer à vivre dans le déni le plus complet.

 

« Tu as raison maman. Je suis g.. Je suis un g… Je suis un geek… »

 

Et je me suis effondré en pleurant dans les bras de ma mère. Qui me réconforta :

 

« Je sais mon fils. Mais je t’aime quand même. Et ton père aussi. Même si on aurait préféré que tu sois gay… »

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Melusine Hoffman 29/08/2015 03:09

Je trouve vraiment tes articles de mieux en mieux.
(ça me rappelle la scène d'un film dont j'ai oublié le nom... ça t'fait une belle jambe hein ?)

Victor Ladou 29/08/2015 21:12

Merci beaucoup. Je l'ai écrit hier soir et publié dans la foulée.
Ce qui m'ennuie puisque j'ai une bonne vingtaine de textes d'avance mais je n'ai pas le droit de les publier pour le moment...
Je ne connais pas le film dont tu parles.

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