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Ma vie, son blog

Ma vie, son blog

Bonjour, Je m'appelle Victor LADOU. J'ai 33 ans et je mesure 1m88 pour 77 kilos. Et aujourd'hui, vous découvrez mon blog...


L’art (délicat et fragile) de la création artistique

Publié par Victor Ladou sur 26 Juin 2015, 17:11pm

Catégories : #Ma vie son oeuvre

L’art (délicat et fragile) de la création artistiqueL’art (délicat et fragile) de la création artistique

Quel délice que de sentir sa plume glisser sur le papier. Quel plaisir que de lire ce qu’un auteur brillantissime à su coucher dessus. Et pourtant…

Bonjour. Je m’appelle Victor LADOU et j’ai 33 ans. Je mesure 1m88 pour 77 kilos. Et aujourd’hui, j’ai le syndrome de la page blanche.

Alors je vous vois déjà venir vous repaître de la désolation du pauvre auteur, bande de charognards que vous êtes, en vous gaussant de son manque d’inspiration, de son absence d’imagination, bref du fait qu’il ne puisse plus écrire.

Que nenni, lie de l’humanité se délectant du malheur des autres. Thalia, Melpomène, Terpsichore et Calliope ne m’ont pas abandonné. Non, c’est même bien pire que tout ce que vous et votre pauvre et stérile imagination pourrait penser.

J’ai mon thème, mon sujet. Je sais ce que je veux écrire, les sentiments que je veux insuffler dans mon texte, les émotions que je veux faire ressentir à mon lecteur. Bref, je suis prêt à accoucher de ces œuvres dont vous aimer tant vous délecter.

Malheureusement, je ne sais comment faire pour faire passer mon message. Alors certes, me direz-vous, cela devrait être facile pour un génie tel que moi. Et je ne saurais vous contredire car vous ne pourrez avoir plus raison. La confiance aveugle et la très haute estime que vous portez à mon œuvre ne sont que justifiées.

Hélas, trois fois hélas, ma page reste désespérément blanche. Même un auteur tel que moi, de mon rang diriez-vous pour ne point paraitre hypocrites et montrer ainsi que vous savez m’apprécier à ma juste valeur, peut trouver une résistance dans l’art qu’il pratique et qu’il a pourtant mené jusqu’à son paroxysme. Car voyez vous, je pourrais céder à la facilité que tant de mes « pairs » ont goûtée un jour.

Certes, cela me serait bien moins compliqué que de faire dans le classique, l’éculé. Peut-être me pardonneriez-vous même cet écart de conduite en prétextant avec indulgence d’une fatigue passagère, d’une distraction momentané et que cela n’est qu’une idée pour mieux rebondir et vous surprendre agréablement.`

Mais je m’y refuse. Après tout, j’ai ma fierté d’auteur. Et puis, je ne peux faire comme tout le monde car justement, la raison pour laquelle vous m’aimez ; et seule ma modestie naturelle m’interdit d’employer le terme aduler ; c’est parce que justement, je ne suis pas comme tout le monde.

C’est pourquoi je cherche, je réfléchis, je me creuse la cervelle, je cogite et que sais-je encore. Mais rien n’y fait. Je sèche, je rame, je piétine, je trépigne. Et malgré tous mes efforts cognitifs et l’appel à mon intelligence supra normale, ma page reste désespérément blanche.

Alors, de rage et de désespoir, pressé par les impératifs et les dates limites, et la voix de ma femme qui m’appelle depuis la cuisine, je me résigne à m’abaisser à un niveau qui n’est pas le mien et écris ces quelques lignes sur la carte de vœux : « Bonne fête maman. Bisous, je t’aime »

Mon dieu, je périclite…

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